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ContexteUne vie à Séoul, des histoires qui s'entrecroisent, des liens qui se forment et se déforment. C'est dans cette ville que des histoires s'écrivent sans en avoir l'air, des histoires qui pourraient tout à fait voler la vedette aux dramas affichés sur vos téléviseurs. Votre vie n'est pas pas si différente que celle de l’acteur des plateaux. Déciderez-vous d'obtenir le premier rôle de votre existence ? - lire la suite
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Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street
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Bae Ji Soo
Boss on set
Dim 16 Juin - 23:35
Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 16.14
nom 배 Bae, ce qui amusait beaucoup à Londres passe plutôt inaperçu en Corée. ça lui aurait presque fait bizarre de ne plus avoir le droit à toutes ces blagues un peu à la con ⁘ prénom 지수 Ji Soo, dans sa famille, on tirait les noms au sort d'une corbeille, chaque membre plaçait deux noms. Etant le dernier né, il y avait plus de choix dans la sienne et c'est sur Ji Soo que c'est tombé. Le secret inavouable de sa soeur et qu'elle l'avait placé 3 fois ce prénom... juste pour mettre plus de chances de son côté ⁘ surnom Soo, l'anglais, certains pas très sympathiques et hautement censurables. Les rares personnes qui le connaissent assez bien peuvent l'appeler Sherlock, Holmes, Watson et autres dérivés du même univers ⁘ date de naissance & âge 18.11.1996 l'anglais va donc sur ses 23 ans. Si on veut parler d'un peu d'astrologie, il est né sous le signe du scorpion et dans l'année du rat ⁘ lieu de naissance Londres, Royaume-Uni, une toute autre vie pour les premières années de sa vie. Il serait encore un excellent guide pour ce pays et tout particulièrement pour Londres qu'il connaît comme sa poche ⁘ nationalité British Earl Grey. Comprendre ici qu'il est anglais et le parle encore mieux que chez Babbel ⁘ situation financière Il pourrait dire qu'il n'a pas à se plaindre. Il pourrait... s'il n'était pas si dépensier... visiblement, il semble croire qu'un compte en banque est fait pour se vider ⁘ emploi officiellement infirmier mais on peut le prendre pour un tout nouveau genre de Clark Kent sans la cape et les collants moulants et avec des activités bien plus... disons gênantes ! Non, le super pouvoir de Ji Soo ce n'est pas vraiment un talent pour la plume ou pour sauver Loïs. Ses doigts courent sur autre chose qu'un clavier ⁘ orientation Bisexuel  ⁘ statut Célibataire et contre les relations non tarifées. Toute prestation mérite salaire non ? Et en recevoir un éloigne de pas mal de complications. Ouais, ce n'est pas toujours joindre l'utile à l'agréable, mais ça paie. ⁘ groupe What's wrong with secretary Kim ⁘ personnage inventé
Caractère
Ji Soo, ou l’ovni un peu étrange parmis les ovnis. Un résumé qui pourrait s’appliquer à lui sur certains points… selon notre propre définition de l’alien. Et oui, certains auraient tendance à penser qu’un être venu d’ailleurs ne peut être aussi lucide que cet anglais-là. Et cet adjectif, le cadet des Bae le met en pratique sur quelques points et plus particulièrement sur ceux qui le concernent. Oui, parce qu’il se sait gâché, parce qu’il se sait usé, il lui semble compliqué d’envisager une belle et jolie relation. Avec ironie pour lui-même, une ironie un peu noire, il pourrait avoir en pensées cette scène grotesque où il se tournerait vers l’élu de son coeur en plein milieu d’un rendez-vous romantique, brandissant son téléphone sous ses yeux pour lui dire “Excuse moi love, je dois te laisser une heure ou deux, mon beau-père veut me sauter”. “Risible” et pourtant bien vrai. Alors oui, parti de là, quand on est assez gâché pour ça, il lui apparaît comme assez logique de faire de son corps un gagne pain sous le principe d’un “foutu pour foutu”. D’autant plus quand on est, tout comme lui, et à son point d’atteinte, un grand dépensier. Le maître des dépenses même. Celui qui change son téléphone portable plusieurs fois par an, celui qui possède des trucs toujours emballés dans un placard dont il ne connaît plus vraiment les origines et le pourquoi de l’acquisition, celui qui possède trop de vêtements et ne connaît rien à un adjectif qui aurait pu le rendre plus appréciable aux yeux de son banquier : “économe” … ah, peut-être qu’il se serait fait des barbecues avec Charles - ou peu importe le nom du banquier - et même des week-ends à la campagne s’il avait su gérer un budget.

Ji Soo possède pourtant quelques neurones qu’il pourrait mettre à profit pour l’établissement d’un plan financier mois par mois. Mais non.
C’est vrai, il ferait un excellent commerçant mais il emploie plutôt ce don pour un boulot plus scandaleux. C’était pourtant un fin négociateur selon les dires de son père qui a plus longuement vanté son côté observateur de son vivant. Et ça, observateur, le jeune anglais l’est. Un brin de perspicacité, une touche de curiosité et vous obtenez même la recette idéale pour un enquêteur que son père aurait été ravi de voir rejoindre les rangs.
C’est vrai, il arrive souvent à Ji Soo de faire ses suppositions quand il observe quelqu’un… oui, cerner les gens est quelque chose qu’il met en pratique parce que ça peut s’avérer assez utile. Et oui, il aime savoir à qui il parle. C’est vrai qu’il peut se montrer assez indiscret quand il aborde une conversation avec une personne qu’il ne connaît pas assez pour poser certaines questions… mais il préfère cent fois faire parler les autres que parler de lui.
Qu’on l’accuse de vouloir se montrer prudent, d’être méfiant, ou qu’on le prenne pour un simple fouineur n’a pas réellement d’importance… “établir un profil” est quelque chose qu’il fait naturellement quand il rencontre quelqu’un.

Et non, il ne veut pas à tout prix connaître la personne pour s’en faire son nouvel ami… être son meilleur coup lui serait en réalité plus utile. Il faut dire que Ji Soo n’est pas spécialement un jeune homme qui s’entoure beaucoup. Il est même en réalité plutôt solitaire. Aller voir un film seul, passer son jour de repos qu’il prend enfin dans la solitude de son appartement ou ne pas faire de grande fête pour son anniversaire est quelque chose qui ne lui pose pas spécialement de problèmes. Ouais, Ji Soo c’est même ce type bizarre qui ne vous invite jamais chez lui et préfère vous voir en terrain neutre. Il peut pourtant être un ami excellent, en témoigne sa manière de gâter ses quelques proches en mettant en pratique tout le talent de son côté dépensier. On pourrait également mieux le vendre en vous parlant de sa douceur et ses patients vous diraient même que c’est un excellent infirmier, très gentil, à l’écoute, et toujours présent pour eux. Il faut dire que l’amateur de vinyles et de poissons est un employé bosseur, voir plus que bosseur, voir de manière acharnée. C’est vrai, il a beau avoir son planning sur le frigo, il peut zapper un jour de repos pour aller bosser.

On pourrait s’attarder sur sa logique, sur son petit côté psychologue, ou sur sa tolérance mais on préférera ici vous parler du rancunier qu’il peut être quand une personne trop proche de lui décide de le blesser. A ce chapitre, on pourrait remplir le thème de nombreuses lignes en abordant le cas de son aîné. Et quand on entre dans les pages les plus compliquées, ça nous donne l’occasion d’aborder le sens de la provocation dont il peut parfois faire preuve. Oui, il sait être un petit con. Mais il sait également réchauffer le froid dans un registre plus scandaleux. Alors avant de mettre le tout sous balises pour protéger la pureté, abordons plutôt la coquetterie. Ji Soo aime plaire. C’est vrai, il pense que les apparences sont importantes, oui il est charmeur, et bien évidemment il n’est pas un exemple de stabilité sur bien des aspects, mais quoiqu’on en dise les premières apparences comptent toujours. Se mettre en valeur est important, doublement dans son cas et oui il avait besoin de cette nouvelle montre Charles.

De Ji Soo, on pourrait sans doute en parler plus. On pourrait insister sur l’observateur et dire qu’il a un esprit analytique, ou on pourrait défendre plus l’appartenance au peuple des aliens en le résumant de l’adjectif indéchiffrable mais au final, ce que lui ne vous dirait pas de toute manière, c’est qu’on connaît de lui ce qu’il veut bien qu’on connaisse de lui… parce que choisir d’être uniquement l’image qu’il renvoie et veut renvoyer, ça lui va très bien dans son cas.
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anecdotes
Dernier né de la fratrie Bae, il a vu le jour à Londres et possède quelques goûts caricaturaux que certains souligneraient probablement. Oui, il a lu tous les bouquins de Sherlock Holmes gamin et il a vu plusieurs fois les films avec le grand Downey Junior. Par contre, pour ce qui est de son amour prononcé pour les bagels, sachez que ce petit pain nous vient de Pologne et qu’il serait capable de vous le souligner Il s’exprime avec un accent anglais bien qu’il parle couramment le coréen. Il faut dire qu’il a parlé davantage la langue de Shakespeare pendant les premières années de sa vie Et puisqu’on parle de théâtre, il a lu pas mal de pièces et il lui arrive de fréquenter le public pour voir quelques oeuvres. Oui après avoir bu son Earl Grey et alors ? Plus jeune, il était d’ailleurs inscrit à des cours de théâtre et il reste encore dans les souvenirs de famille quelques photos et quelques videos de ses passages sur les planches Si beaucoup se plaignent de la gastronomie anglaise, il lui arrive d’être en manque de celle-ci Il ne s’entend pas vraiment - en réalité pas du tout- avec son frère aîné. Celui-ci est parti sans un mot pendant son adolescence et n’a repris contact avec eux que tardivement. La première fois qu’ils se sont revus, c’était au cours d’un “fantastique” dîner de famille avec son connard de beau-père auquel il a bien ciré les pompes. Après son passage “j’enchaine les conneries” pour rajouter de la merde à l’ambiance familiale, son frère s’est manifestement repris à Séoul. Il travaille aujourd’hui dans les finances et il est devenu la meilleure personne du Monde évidemment. D’ailleurs, ça fait pas trop mal dans son CV d’avoir un petit frère infirmier. Et Ji Soo ne peut s’empêcher de penser avec ironie “s’il savait où je me fais mon argent de poche” … se faire payer par son meilleur pote reste d’ailleurs son plus beau coup. Oui, il admet avoir un petit côté fouteur de merde Il aime les poissons. Il adore les poissons, la vie sous-marine, tout ce qui va avec. Et oui, il est particulièrement fier de ses aquarium qu’il entretient et aménage avec maniaquerie. Il possède d’ailleurs un axolot du nom de Watson Très jeune, il s’est plongé dans des livres sur la vie marine. Oui, il possède sa petite culture et son envie de devenir biologiste marin n’est pas un hasard Il est du genre à laisser son cerveau vagabonder, à s'intéresser à beaucoup de choses et à ne pas se limiter à ses propres goûts. Faut croire que les connaissances tuent la solitude On lui dit souvent qu'il ressemble à une idole Sa première petite amie s’appelait Camille. Tout le monde les voyait déjà mariés et propriétaires d’une maison en bord de mer plus tard. Triste de se dire que c’est sa plus grande relation si on additionne la maternelle et la durée de leur couple au collège Il ne “s’engage” jamais que dans des relations tarifées. Avoir une petite amie, ou un petit ami, il pense que ce n’est plus vraiment pour lui. Se faire payer rapporte autant que ça éloigne des emmerdes. Faut dire que pour le plus grand malheur de son banquier, Ji Soo est quelqu’un de dépensier, de très dépensier. Il est atteint de ce que certains nomment fièvre acheteuse, de ce d’autres qualifient d’achats compulsifs. Il est du genre à changer souvent de smartphone, à s’acheter le même jour deux chemises bleues hors de prix en prétendant que ce n’est pas tout à fait la même teinte de bleu, et à entendre le son de la tentation quand il passe à proximité d’une boutique de luxe. Evidemment, il n’achète jamais rien d’occasion et dans 50 ans, il sera la proie favorite du télé-achat Il possède un appareil instantané. Un appareil qu’il ne changerait pour rien au monde contre un plus neuf étant donné qu’il lui vient de sa soeur. Chaque jour, il prend au moins une photo avec lui pour marquer la journée… une journée où sa soeur faisait toujours partie de sa vie S’il s’achète beaucoup de trucs, Ji Soo est aussi du genre à gâter son peu de proches… et à trop le faire d’ailleurs. Bah oui, si on veut se foutre à découvert, il est important d’y mettre du sien à 200% ... Il adore écouter la vie des autres. Il aurait fait un excellent psychologue juste pour ça et son sens de l’observation dont son père était tout particulièrement fier.   On pourrait le voir comme un alien venu d’une galaxie lointaine, très lointaine, pour au moins deux raison   La première est cette habitude - agaçante pour certains - qui est de commencer les livres toujours par la fin. Et oui, il regarde aussi le dernier épisode de la saison avant le premier… les spoilers ne font pas peur à tout le monde. Mais si la vie s’arrête d’un coup, il est certain de savoir comment l’histoire se termine La deuxième - pratiquée pour la même raison que la première - est qu’il commande toujours le dessert en premier au restaurant… et parfois même que le dessert. Oui, selon Ji Soo, il faut toujours commencer par le meilleur au cas où la fin ne vienne jamais Vu ce qui a été dit plus haut, on en doute pas, mais il est incapable de gérer un budget correctement Il a pour manie de souvent mesurer son pouls quand il se coupe du monde. Et oui, lui dans le métro, il n’a pas forcément des écouteurs dans les oreilles Et puisqu’on parle de musique, Ji Soo collectionne les vinyles. Il possède aujourd’hui une belle petite collection dont il peut être fier Quand il dit quelque chose de trop sincère, et de dérangeant selon lui, il l’accompagne toujours de deux trop gros mensonges pour que personne n’y croit Il pense qu'on lit beaucoup dans les apparences, et qu'avec un peu d'observation on peut en apprendre des autres Il lui arrive de visiter à domicile - et on parle dans le cas présent de son emploi d'infirmier - il voit notamment un grand père depuis des années... et il s'y est sans doute un peu attaché Ji Soo, c’est le mec qui sniffe. Marqueurs, livres neufs et autres Ne “bosse” jamais le soir de son anniversaire. Il préfère passer la soirée seul plutôt qu’avec la clientèle Il aime son appartement bien qu’il n’y emmène jamais personne. C’est son refuge et l’endroit où il se sent le mieux Il ne se souvient même plus de la dernière fois où il a pris des vacances Fumeur de nicotine et autres. Oui, on peut voir ça comme une forme d’écologie Il a les oreilles percées et possède une collection de piercing, mais venant d’un dépensier, ça n’a rien d’étonnant Pourquoi les coréens crachent autant ? C’est une question récurrente de sa vie Tout comme il ne comprend pas leur don à faire Godzilla dans les escaliers. Oui, il sait, de base il n’a que du sang coréen, mais ça fait partie des choses qui nous marquent quand on débarque dans un nouveau pays Manger à heure fixe est un principe qui lui échappe. Il lui arrive souvent de sauter des repas. Oui, il est infirmier, il sait que c’est mal mais il est plutôt du genre à vivre trop vite Il a pris “l’option massage” au cours de ses études. Vous pouvez lui confier sans crainte vos muscles et vos articulations
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배 지수 Bae Ji Soo ft. Lee Taemin

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DROIT A LA BANANE Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street Banana_1f34c 
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Bae Ji Soo
Boss on set
Dim 16 Juin - 23:35
STORY OF MY LIFE
« Comment vous êtes tombés amoureux papa et toi ? »

Elle avait toujours cette moue quand il lui posait cette question. Pas vraiment contrariée, mi-moqueuse, mi-attendrie.  
Parce que cette interrogation, elle l’entendait souvent de la bouche de son dernier enfant. Parce qu’à Ji Soo, elle pouvait lui dire qu’il lui avait déjà posé la question. Elle pouvait souligner que cette histoire d’amour, elle lui avait déjà raconté une bonne dizaine de fois, elle savait qu’il voudrait néanmoins l’écouter et qu’il le ferait avec un regard rempli d’un intérêt nouveau, comme si c’était la première fois qu’il entendait l’histoire de leurs naissances, à lui, à son frère et à sa sœur.
On ne savait jamais…
C’était ce qu’il disait à l’époque. Il était trop jeune les fois précédentes… peut-être qu’aujourd’hui, il apprendrait un nouveau détail de son histoire préférée. Il se le demandait parfois… si lui aussi il aurait une histoire si cool à raconter, une qui ferait bien sur le grand écran d’un cinéma… et il finissait toujours par se dire, qu’au pire, il raconterait celle de ses parents.
La version finale, il l’avait entendue à ses 10 ans. Il avait pensé que c’était pour les dernières briques qui formaient leur foyer parfait à ses yeux qu’il avait tant insisté pendant toutes ces années…

Si les trois enfants Bae aux traits très coréens avaient la nationalité anglaise, s’ils avaient vu le jour à Londres, c’était parce que leur mère avait été adoptée par un couple d’anglais alors qu’elle n’était âgée que de 3 ans. C’était parce que leur père, une quinzaine d’années plus tard, avait rencontré le premier amour de sa vie, une anglaise venue faire du tourisme en Corée du Sud. Un coup de foudre qui l’avait poussé à partir la retrouver dès son service militaire accompli.
Un mois après l’avoir retrouvé, il l’épousait. Bae Ji Sung avait toujours été une personne spontanée, sans doute même impulsive, qui ne prenait jamais le temps de se poser de questions, qui faisait simplement les choses comme elles lui venaient, ou comme il les voulait. Cette première passion n’avait cependant pas duré. Elle lui avait laissé le temps de se lancer dans la police, une carrière qui l’attirait, elle lui avait aussi laissé celui d’envisager un foyer… mais sa femme et lui s’étaient rendus compte avant que la joie des retrouvailles, la passion des débuts n’était qu’une tromperie pas si belle que ça au final.

Déçu par sa première histoire, Ji Sung avait envisagé de rentrer dans son pays et de démarrer un autre chapitre de sa vie là-bas. Mais il l’avait rencontrée… elle…Lewis Elena  … la belle fleuriste chez laquelle il avait commencé à perdre son temps. Il lui avait commandé une quantité de bouquets… des roses de plusieurs couleurs… des fleurs pastels… des orchidées… des compositions où il laissait parler la créativité qui savait habiter ces doigts si délicats dont sa peau ne cessait de rêver à un simple contact. Une main posée sur la sienne… ce premier contact qui l’avait électrisé pour une banale carte bleue tendue…
Il avait mis du temps à se lancer. Il avait pris celui de se ridiculiser un peu en jouant les coqs, en mettant en avant son côté flic, il lui avait offert de quoi se moquer des années plus tard jusqu’à lui proposer de l’emmener boire un verre.
Elle avait refusé.
Un homme qui lui achetait autant de fleurs, elle s’était imaginée qu’au mieux il avait quelqu’un dans sa vie, … au pire, il collectionnait les conquêtes. Et elle n’était pas ce genre de femmes. C’était ce qu’elle lui avait dit avec froideur.
Il avait fallu qu’il se justifie d’un ton confus. Qu’il lui avoue avec maladresse qu’elle était celle pour qui il avait acheté tant de fleurs. Qu’il lui décrive cet appartement pas si grand où tant de bouquets se battaient sans savoir se poser aux bons endroits. Elle avait rougit. Et aussi niais et ridicule que cela puisse paraître, c’était là, à cet instant précis, qu’il avait pensé que c’était avec elle qu’il voulait vieillir. Pour elle qu’il voulait s’agenouiller une seconde fois. C’était avec elle… qu’il voulait le construire ce foyer qu’il avait envisagé plus tôt. Oui, il avait rêvé jusqu’à son ventre arrondi auquel il raconterait des histoires où il se ferait peut-être encore passer un peu pour un coq… sauf que pour ses enfants, il préférait voir le mot « héros » dans leurs regards.

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« S’il avait fait des pizzas, ou s’il s’était occupé de vendre des téléviseurs, ça m’aurait bien été égale. J’aurais trouvé un livre où le héros mettait du fromage mieux que personne sur une pâte qu’il faisait tourner en l’air avec le talent d’un jongleur… ou sur le meilleur vendeur Thomson du mois… dans tous les cas, il l’aurait été… mon héros. »

Son père gagnait, et de loin. Pourtant, du haut de ses « 7 ans et 3 mois », comme il le disait parfois avec précision, Ji Soo pouvait prétendre à être son futur challenger.
Sur ce bureau de ce commissariat où la plaquette indiquant le nom de Bae Ji Sung, un propriétaire dont l’identité était en partie cachée par des papiers en pagaille, les mots « pyramides », « Tour de Pise » ou plus simplement « Joyeux Bordel » pouvaient être collés en définition.
C’était le propriétaire, l’inspecteur Bae, qui remportait le trophée avec la paperasse en retard qu’il avait accumulé depuis le début d’une enquête qui s’éternisait mais pour laquelle il refusait de s’avouer vaincu. Mais s’il aimait trop son fils cadet pour lui dire, il fallait admettre sans peine qu’il lui volait de l’espace trop précieux avec son livre énorme refermé depuis plusieurs minutes qu’il nommait pour sa part « encyclopédie des poissons et trucs de la mer » - oui, il trouvait ça barbant… mais il était plutôt fier que son fils soit assez intelligent pour lire un truc que lui qualifiait de barbant – il y avait aussi les restes de ses devoirs d’école accompagnés des restes de son goûter, et une photo de leur petite famille qui lui servait de marque page au bouquin qu’il était en train de lire.

Cinq.
C’était le nombre pour composer les Bae.
Trois enfants.
Le fils aîné, Ji Wook. Puis une fille, Rebecca. Et enfin Ji Soo. Une composition qui allait parfaitement au père et une composition qui trônait pour sa part dans le cadre photo qui occupait une place d’honneur sur son bureau.
« Y’a vraiment que les étrangers pour être à ce point dans la caricature ! » relevant les yeux vers son collègue, il avait compris sans peine qu’il faisait référence au livre dans lequel son fils avait décidé de l’attendre le temps qu’il termine son travail.
« Le chien des Baskerville »
Sherlock Holmes… fallait bien admettre, y’avait pas plus caricaturale pour un anglais… mais dans ce cas, n’était-ce pas différent pour un étranger ?
Il s’était bien gardé de se poser la question. Il avait l’habitude. On ne savait jamais trop comment les considérer au pays de la Reine Mère. Comme des coréens ? ça marchait bien. Comme des anglais ? Souvent, ça tiquait… pourtant, Ji Soo l’avait bien cette nationalité, comme les autres de ses enfants.
Mais il avait gardé le silence, malgré ce sourire fier que la réaction de son fils avait eu le don de lui faire décrocher en quelques secondes. Le petit dernier n’avait pourtant rien dit, non. Il s’était contenté de relever les yeux vers le partenaire de son père avant de les poser sur un bureau où trônait sans honte, à vue, une boite de donuts… puis il l’avait regardé à nouveau, et il lui avait adressé un sourire avant de se replonger dans la lecture de son roman.
Ji Sung ne se faisait pas de soucis. Le petit savait se défendre, il s’en sortirait très bien dans la vie.

Et il savait également comment obtenir ce qu’il voulait.
Après tout, n’avait-il pas su gagner la présence de son père pour un cinéma « rien que tous les deux » ce soir ? Un soir où il était débordé de paperasse en retard et où il se serait bien vautré dans le canapé à son retour à la maison familiale.
Et pourtant non, jamais il ne lui serait venu à l’idée de revenir sur la parole qu’il avait donné à son fils. Alors il était là, en train de se hâter à boucler une « to do list » simplement parce qu’un gosse de 7 ans semblait aussi fort pour retenir le nom de poissons que pour les négociations. Ce gosse avait le truc….
Il se souvenait encore de cette fois, quelques mois en arrière, où il était parvenu à vendre à tout le quartier de simples petites bouteilles d’eau en plastique avec un peu de grenadine dedans… simplement pour se payer cet aquarium qui lui faisait envie et pour lequel on lui avait répondu à sa demande d’obtention qu’il ne l’aurait que s’il était capable de se le payer tout seul, considérant qu’il en serait capable des années après être devenu assez mature pour s’occuper d’un bocal et de quelques poissons.

Si ses parents lui avaient fait rendre l’argent insistant pour que le geste soit accompagné d’excuses, il n’en restait pas moins qu’un marché était un marché selon le père. Raison pour laquelle, 3 jours plus tard, Ji Soo avait découvert sur la commode de sa chambre l’aquarium demandé avec les quelques poissons en prime.
Oui, Ji Soo s’en sortirait dans la vie. Il ne se faisait pas de soucis pour lui. Et s’il était particulièrement fier de ce petit filou, de ce roi des affaires, il l’était tout autant d’être pour lui celui qu’il considérait comme un héros, son Sherlock Holmes.

⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘


« […] sa manière ridicule de prononcer donuts. Son rire forcé quand il ne voulait pas vexer ma mère qui pensait avoir fait la plaisanterie la plus drôle du monde. Son bonjour du dimanche, jamais rasé, plus piquant, plus endormi… mais toujours le meilleur. Son rire trop bruyant quand c’était lui qui était persuadé d’avoir fait la plaisanterie la plus drôle du monde. Le goût de ses pâtes collantes et immangeables… et le goût de sa sauce spéciale qui consistait simplement à en mélanger plusieurs en partant de la base ketchup/moutarde. Sa reprise de « all by myself », véritable chef d’œuvre de destruction. L’odeur de ses pancakes quand il lui prenait d’en faire. Son odeur à lui… et celle de son haleine juste après avoir mâché la marque de ses chewing-gum préférée… poivrée… un peu… il était sans doute le seul à les acheter. […]  »

Il se souvenait encore du cri qu’avait poussé sa mère cette nuit-là. Il s’en souvenait aussi bien que des larmes silencieuses qu’il avait vu rouler sur ses joues le jour de l’enterrement. Il se revoyait autant descendre les marches de leur maison pour rejoindre le rez-de-chaussée ce jour où un cri de douleur l’y avait attiré, que celui où sa sœur avait réajusté sa cravate avant de l’y conduire. Il entendait avec autant d’inexactitude, autant de flou, chaque condoléance qu’on avait pu leur adresser à cette période-là.
C’était toujours les mêmes mots… un amas de compassion… autant que d’incompréhension… ce monde qui était devenu le leur le soir où les cris déchirants de sa mère avaient réveillé un quartier… il s’était mis aussitôt à penser que personne ne pouvait le comprendre.

Un « accident ».
C’était comme ça que son partenaire l’avait qualifié. Plus tard, il avait compris que ce terme mal choisi n’était qu’un mélange entre la culpabilité qu’il ressentait et ses difficultés à dire à des gosses que leur père avait été tué… « tuer »… un verbe trop brutal.
« Accident »… plus de lettres… moins de cruauté peut-être… dans le fond, ça revenait au même. Leur père n’était plus là… il n’était plus là pour les raisons qu’on préférerait adopter pour vivre un deuil.
Parce qu’il avait fait son devoir. Parce qu’il avait une arme, une insigne et que cette balle lui était destinée pour la version la plus simpliste.
Ou parce que son partenaire avait commis une erreur de jugement et qu’il était destiné à être celui qui vivrait pour annoncer une mauvaise nouvelle à une famille qu’il connaissait presque aussi bien que la sienne.

L’espoir, on ne leur avait jamais vraiment donné lorsqu’ils étaient arrivés à l’hôpital. Ji Soo n’était alors qu’un gosse de 13 ans qui n’avait pas encore le droit d’entendre le discours des médecins fait à sa mère… mais il l’avait vu sur l’expression de sa mère… il l’avait compris dès les premiers cris de sa mère plus tôt dans leur maison… il l’avait compris si bien que lorsqu’il s’était faufilé dans la chambre où son père se battait entre la vie et la mort, les premiers mots qui étaient sortis de sa bouche avaient rimé avec un « au revoir »… la main qu’il avait serrée alors faiblement dans la sienne..., si une partie de son cœur, qui se préparait pourtant autant que les autres à avoir mal, avait souhaité espérer sentir une pression… il savait…
Parce que les adultes… ils pensaient toujours savoir mentir… mais en réalité, ils ne savaient pas vraiment…
Il suffisait simplement de les observer parfois….
Et cette nuit-là, même le visage de son père le disait…même le visage de son père semblait l’avouer… il ne reviendrait pas… sa voix, son odeur, le son de ses rires… toutes ces petites choses… elles deviendraient des souvenirs pour lesquels on se battait, des souvenirs qu’on avait peur d’oublier…

Alors quand après des heures d’une garde sans espoir il avait entendu sa mère éclater en sanglots, lui… lui, ça faisait déjà plus d’une heure qu’il énumérait, point par point, chaque détail qui faisait son père pour tenter de les mémoriser… des points qu’il passerait des années à énoncer dans sa tête en cherchant le sommeil…

⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘


« La maison dans laquelle j’ai grandi… c’est peut-être la même famille qu’il l’occupe aujourd’hui. Ils étaient un de plus que nous, et je revois les deux cadets parler d’avoir à se partager ma chambre le jour des visites… alors que j’étais là, assis sur le rebord de ma fenêtre, à prétendre que mon bouquin m’intéressait trop pour prêter attention à eux…. Pourtant, si j’ai oublié le titre de ce que je prétendais lire, je me souviens encore à la perfection de l’expression de ma mère le jour où elle a fermé la porte de sa maison, notre maison, pour la dernière fois… ce jour où bêtement, je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de prendre sa main dans la mienne avec l’un des seuls gestes de réconfort que je connaissais alors…. »

Froncer les sourcils, plisser les yeux n’y avait rien changé. La concentration n’y était pas et les chiffres qu’il voyait sous ses yeux peinaient à le ramener à la réalité de ses devoirs. Il n’avait pourtant jamais posé problème de ce côté-là… oui, comme tous les gosses, il avait toujours eu ses petits moments de contestation. Mais, pour ce qui était des devoirs, il ne lui était jamais arrivé d’en rendre un seul avec du retard.

« T’as besoin d’un coup de main ? » derrière lui, la voix de sa sœur lui avait fait prendre conscience qu’il fixait bêtement des pages avec un regard vide, trop vide pour qu’elle ne le remarque pas. Pourtant, malgré la sollicitation chaleureuse, ou plutôt soucieuse, son attention n’avait pas changé de destinataire pour se fixer sur celle qui venait de poser une main douce sur son épaule.
Au rez-de-chaussée, la dispute arrivait vers sa conclusion. Dans quelques secondes, son frère balancerait une saloperie que sa conscience ne semblait jamais regretter, une de plus avant de monter les escaliers vers l’étage en prenant soin de marquer chaque marche de sa colère pour le faire ensuite sur la porte d’une chambre qu’il claquerait assez fort pour en faire trembler les murs de la maison. Puis, il ne serait plus le héros du bruit. Et de l’étage, il parviendrait tout de même à entendre sa mère sangloter. Oui… même si elle décidait d’allumer l’eau, de mettre en route la machine à laver ou le téléviseur… il les entendrait… chaque pleur que son cœur délivrerait.

Les sons de leur maison.
C’était comme ça à présent. Ça l’était rapidement devenu après la mort de leur père. Si, de son avis, sa mère avait fait de son mieux, ça n’avait pas empêché à Ji Wook de partir en vrille. L’objet de la dispute d’aujourd’hui figurait dans les grands classiques de ses conneries… et s’il savait qu’aucun mot ne saurait faire retrouver la raison à son aîné, il ne pouvait s’empêcher d’hésiter à ouvrir cette porte, descendre dans la cuisine, et prendre part à la scène.
La main de sa sœur s’était resserrée… et si elle avait demeuré silencieuse, il avait compris qu’elle lisait parfaitement ses pensées. Le sens de l’observation, c’était quelque chose qu’ils avaient manifestement en commun.
Pourtant, une fois la saloperie portée, une fois l’injuste accusation prononcée, quand les premières marches étaient venues faire parler une rage, il avait repoussé sa chaise pour quitter sa chambre sans prendre en considération le prénom qu’il avait entendu derrière lui « Ji Soo… ». Il avait ouvert cette porte et il n’avait attendu que quelques secondes avant de tomber nez à nez avec un frère qui lui avait jeté un regard glacial, un regard qui n’avait plus que de la haine à exprimer comme si finalement, tous les deux, ils n’avaient jamais été, à un moment de leur vie, deux frères qui partageaient un lien spécial.
« C’est quand ? Que tu vas arrêter de te comporter comme un abruti ? » avec mépris, son frère l’avait regardé avant de le repousser sans douceur vers la chambre qu’il avait laissé ouverte « Vire de là Ji Soo » ...avant de reprendre sa route sans afficher la moindre once de remords, avant de fermer avec fracas la porte de sa chambre sans écouter sans doute ce que Ji Soo entendait déjà de son côté… les sanglots d’une mère qui envisageait avec culpabilité dans son cœur que l’abandon pouvait être une solution plus douce.

⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘


« En général, et j’y arrive plutôt très bien, je m’impose de ne pas pleurer. C’est toujours plus compliqué de s’arrêter que de se retenir de le faire à mon sens. Alors quand j’ai su pour ma sœur, je suis resté stoïque… j’ai pensé que ma mère le faisait assez pour moi et j’ai posé des questions au médecin comme si c’était à moi de les poser… sur un ton vide… c’est vrai.
Mais le lendemain, quand j’ai retrouvé mon poisson mort dans l’aquarium, le dernier de ceux que mon père m’avait offert, celui qu’il avait même baptisé, je me suis mis à pleurer sans être capable de m’arrêter. Je suis resté là, planté devant cet aquarium, à pleurer, à faire rien d’autre que ça… comme si c’était la seule chose qui valait la peine de craquer…
« Bubble est mort… » c’est ce que j’ai dit à ma mère en pensant qu’elle avait remarqué mes yeux rougis… et elle s’est contentée de ça en me prenant dans ses bras. C’était la dernière fois, que je l’ai laissé me réconforter. »


Il se souvenait de ces journées-là… celles qu’il passait au chevet de sa sœur, que ce soit dans une chambre d’hôpital, ou chez eux.  Et parmi ces longues journées, où il ne se souciait pas d’avoir école ou non, il avait un souvenir un peu plus douloureux de celle où son frère était parti du domicile en claquant la porte, avec rien d’autre que du mépris dans sa bouche. Il était parti. Juste comme ça. Avec un sac rapidement fait de quelques affaires probablement rassemblées au hasard. Il avait refusé de s’expliquer autrement que par des mots trop violents, il avait évité tout contact et il n’avait même pas pris la peine de regarder une dernière fois dans les yeux la femme qui lui avait donné la vie avant de franchir un seuil par lequel on ne l’avait plus jamais revu passer.

Oui, Ji Soo se souvenait de cette journée là où il s’était retrouvé assis par terre, près d’un canapé dans lequel sa sœur tentait de se reposer en délirant parfois sous une fièvre inquiétante. Il se revoyait zapper au hasard, et commenter des programmes quand elle ne dormait pas… essayer de donner le change en pensant qu’il était sans doute trop mauvais à ce jeu-là. Il se rappelait bien… qu’il évitait avec soin de regarder dans la direction de la porte quand il savait sa sœur éveillée… et il s’entendait encore se demander sans fin si sa mère reviendrait avant la nuit… si ce serait avec son frère ou sans…

Il s’était posé également d’autres questions.
Des questions toutes aussi réjouissantes.
Savoir s’il appellerait l’ambulance ou un médecin si jamais l’état de sa sœur venait à s’aggraver.
Calculer ce qu’il restait dans son portefeuille et se demander s’il aurait assez de chance pour trouver un peu d’argent dans les tiroirs.
Regarder l’heure pour prendre l’initiative ou non de lui donner un nouveau cachet.
Tout un tas de questions auxquelles il n’était pas certain de répondre convenablement…

A l’époque, il ne savait pas. Personne le savait. On disait que sa sœur avait une santé fragile parce qu’elle tombait souvent malade…
On disait que son frère tournait mal parce qu’il n’avait plus d’autorité masculine pour le canaliser.
Et on disait aussi que le petit dernier de Bae Elena finirait sans doute dans un foyer parce qu’elle n’avait clairement pas assez d’argent pour s’occuper de sa famille.
Ils étaient un bon sujet… un sujet un peu dramatique sur lequel on adorait faire semblant de s’apitoyer pour chasser l’ennui du quotidien.  Un sujet qui nous manquerait presque quand ils seraient forcés de quitter le quartier. Chez qui allait-on frapper à la porte en prétextant qu’on avait fait trop à manger simplement pour jeter un peu l’œil de la commère dans ce foyer ? Pour qui allait-on inventer une nouvelle rumeur à lancer ? De qui dirait-on « c’est bien triste ce qui leur arrive… » tout en se félicitant d’avoir une vie bien plus belle que la leur ?

Au moins, ce petit drame des Bae, il avait occupé tout un quartier un temps. De la mort du père, aux frasques de l’aîné jusqu’à la santé fragile de la pauvre et douce Rebecca. Le dernier acte, ce fils qui prend la fugue sans un mot, dont on ne sait s’il est en vie ou mort,  avait même fait parler longtemps après le déménagement de la famille…. Et quand on avait su plus tard que la fille était plus malade que tout le monde ne le pensait, alors les plus superstitieux s’étaient mis à raconter que la maison anciennement occupée par les Bae était maudite. Oui, au point que la première fuite de toilettes des nouveaux habitants avait suffit à alimenter une légende ridicule et pourtant encore contée dans le quartier de nos jours….

⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘


« C’était étrange… de voir à 16 ans le pays dans lequel mon père avait grandi. Ce pays qui l’avait poussé vers l’Angleterre.
Ça l’était encore plus de se dire qu’il s’était peut-être arrêté à tel ou tel endroit. Je l’ai regretté… de ne pas lui en avoir demandé davantage. Oui, je sais que c’est un peu maso… mais en arrivant à Séoul, j’aurais bien aimé pouvoir faire le parcours spécial Bae Ji Sung. J’aurais bien aimé pouvoir prétendre que je le connaissais sur le bout des doigts… et retrouver un bout de lui dans une ville dans laquelle je me suis retrouvé complètement perdu… »


« L’hôpital a encore appelé… » … refermant la porte du frigo, bouteille d’eau en main, son regard s’était porté sur sa mère qui n’avait pas pris la peine de relever les yeux de l’écran de l’ordinateur pour lui répondre « Je sais… je vais m’en occuper… » « échelonner davantage les paiements » … dans leur jargon à eux, voilà ce que voulait dire « s’en occuper ». Parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement, parce qu’ils n’avaient pas d’argent, et que du haut de ses 16 ans fraîchement acquis de la veille, il ne pouvait pas y faire grand-chose. Ce n’était pas avec les quelques petits boulots qu’il se trouvait qu’il pouvait participer réellement aux frais. Et des frais, ils en avaient….
Des plus classiques courses, factures d’électricité et autres semblables, en passant par les frais d’hôpitaux au montant scandaleux sans oublier l’emprunt… un emprunt qui ne leur permettrait même pas de respirer bien longtemps.
La maison, leur maison, il ne l’avait pas vendu pour beaucoup, moins que prévu en tout cas… et l’argent qu’ils parvenaient à obtenir partait si vite…

Oui… il comprenait pourquoi certains se prenaient d’envie de devenir des Peter Pan. Parfois, lui aussi, il aurait bien aimé être juste un gosse… et pouvoir l’être toute sa vie… ça avait quelque chose d’assez idyllique.
« J’avais pensé… » ce qu’il avait pensé, cette idée de simplement arrêter les cours pour ramener plus d’argent à la maison, il n’avait pas pu la soumettre, ou plutôt l’imposer à sa mère qui avait pris la parole tandis que ses doigts parcouraient toujours le clavier « Le Docteur Kang m’a rappelé aujourd’hui… » le Docteur Kang c’était ce directeur d’un grand hôpital à Séoul, celui qui était venu donner une conférence à Londres sur des maladies dont on ne savait pas grand-chose, des maladies aux noms imprononçables et aux traitements encore plus inconnus… des maladies où, comme pour sa sœur, les patients prenaient davantage l’allure de cobayes « Il m’a dit que leur nouveau traitement avait des résultats prometteurs tu sais. »
Il ne l’avait vu qu’une fois ce Docteur Kang Jo Seok, à l’hôpital. Il avait pourtant été prendre plusieurs cafés avec sa mère à l’époque où il se trouvait sur Londres… mais sa mère avait bien trop honte pour lui montrer leur petit appartement miteux où on avait l’impression de vivre avec tous les voisins en même temps « Becky pourrait avoir une place si on le voulait… »

A quel prix était la question à laquelle il avait d’abord pensé. Sa mère savait bien que c’était le genre de trucs qu’eux ne pourraient jamais s’offrir. Transformer sa sœur en rat de laboratoire, ce n’était pas donné aux gens comme eux « Combien… » c’était le mot qu’il avait sorti avant que sa mère ne relève enfin les yeux vers lui pour le devancer « Il m’a dit qu’on pourrait s’arranger financièrement… il a l’air plus conciliant que nos médecins anglais tu sais… Je pense que ça ne poserait pas de soucis si on s’endettait pour plus long là-bas » « s’endetter »… c’était un peu devenu le verbe de la famille. Si un Lannister payait toujours ses dettes, un Bae s’arrangeait toujours pour en avoir « ça t’embêterait… d’aller vivre à Séoul ? » reposant la bouteille d’eau avec laquelle il n’avait fait que jouer avec le bouchon, il n’avait pas pu répondre. Sa bouche s’était pourtant bien ouverte mais sa mère l’avait à nouveau devancé « Je crois que c’est vraiment notre chance. La chance de Becky »

Leur chance.
Oui… dans le fond, elle ne s’était pas réellement trompée… les choses s’étaient mieux passées sur le sol coréen… de manière à la fois plus simple… et plus compliquée….

⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘


« Mon père le disait souvent… j’étais quelqu’un d’observateur. C’était une des qualités qu’il me défendait toujours en avocat obstiné… parce que pour lui elle me permettrait d’aller loin, parce qu’elle contribuerait à ma réussite et qu’elle me ferait devenir quelqu’un. Si on ajoutait à ça mon talent pour les négociations qu’il vantait tout autant, pas de doute, pour lui j’irai loin !
S’il me voyait aujourd’hui…
… je doute qu’il ait envisagé un seul instant ce genre d’utilité… »


« Tu ne l’as pas mise. Elle ne te plaît pas ? » la première fois qu’il avait revu le Docteur Kang, ils venaient d’arriver à Séoul. Il avait accompagné sa sœur et sa mère à l’hôpital qu’il dirigeait et il leur avait fait faire la visite comme s’il était assez bon pour leur accorder de son temps libre. Il n’avait pas échangé plus de quelques mots, il avait fait l’effort de s’intéresser à lui… sa vie, ce qu’il voulait faire plus tard, s’il était triste d’avoir quitté Londres… ce genre de trucs, des grands classiques qui lui avaient curieusement semblé être de trop.
Alors il avait mis ça sur le compte de leur installation dans un tout nouveau pays. Il avait tenté de faire des efforts. Il s’était dit que tout ça c’était pour sa sœur et qu’il était trop anxieux.

« Le vendeur m’a dit que c’était le tout dernier modèle mais que tout le monde la voulait déjà. » le courant n’était jamais passé.
Rapidement, sa mère s’était mise à le fréquenter. Avant même qu’elle lui annonce qu’ils entretenaient une relation plus amicale, il avait compris la direction que prenait cette histoire. Il lui en avait voulu… parce qu’il pouvait être pété de thune le docteur… il n’arrivait pas à la cheville de son père à son sens. C’était comme un affront. Et puis, elle lui avait dit qu’il avait envie de prendre soin d’elle, de sa fille, d’eux tout simplement… et alors il s’était demandé si sa mère ne voyait pas là que la meilleure solution pour enfin se sortir de tous les soucis financiers… pour pouvoir offrir de vrais soins à sa fille….

« Elle n’est pas à la portée de tous les budgets ceci dit… » il l’avait demandé en mariage, peu de temps après leur arrivée. Elle avait accepté… et ils avaient emménagé dans cette maison scandaleusement trop grande à Gangnam. Une demeure luxueuse qui ne valait en rien cette petite maison londonienne où il avait passé les meilleures années de sa vie. « ça me ferait plaisir si tu la portais tu sais… » … ses regards… la manière qu’il avait de le fixer parfois… celle qu’il avait de le frôler… ou cette montre qu’il avait souhaité voir au poignet sur lequel sa main avait terminé dans un geste prétendument tendre… « vraiment plaisir… » … et puis il y avait eu ces allusions… quand personne n’était là pour les entendre. Des allusions qui étaient rapidement devenues plus claires. Stupide, c’était ce qu’il aurait dû être pour ne pas comprendre quand il l’avait fait bien avant cette « jalousie » qu’il lui avait semblé voir dans son regard le jour où il l’avait surpris avec celui qu’il fréquentait à l’époque… « possessivité » était peut-être un mot qui allait mieux.

« J’ai envie de toi Ji Soo… si tu me laisses jouer avec toi, je pourrais devenir encore plus gentil… avec toi, avec ta mère… et surtout avec ta pauvre grande sœur… » l’idée l’écoeurait, le refus n’empêchait pas l’insistance… son futur beau-père semblait simplement perdre patience… son regard pouvait se faire plus mauvais, plus menaçant… et puis il était passé au chantage… un chantage qui avait fini par payer le jour où il l’avait mis en pratique, lorsque sa fiancée était venue dire à son fils d’une voix chargée de pleurs, qu’ils devaient rassembler leurs affaires avant la fin de la semaine… il n’y avait plus de mariage… ils devaient rapidement se trouver un logement et de quoi payer les soins de Rebecca… le bon Docteur Kang n’avait finalement plus tant envie que ça de les aider.

« Ferme la porte derrière toi » alors il l’avait laissé avoir ce qu’il voulait… « Approche » … parce que le sacrifice semblait bien faible comparé à ce que sa sœur pourrait obtenir en échange « Penche toi sur mon bureau et ferme-là » … il s’était laissé gâcher et à partir de là certaines choses qui avaient encore de l’importance n’en n’avaient plus eue….

⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘⁘


« Comme tous les gosses, j’en ai eu des rêves. Devenir biologiste marin. Faire le tour du Monde. Résoudre le grand mystère de Jack l’Eventreur avec mon père. Découvrir une nouvelle espèce de poisson. Me venger pour tous les gamins du quartier de Mrs Thomas, la folle de la rue qui nous menaçait toujours de nous trancher la tête et prétendait en sous-entendus qu’elle était responsable des disparitions d’animaux du coin. Épouser Camille, ma petite amie de maternelle puis à nouveau au collège… même si pour celui-là, de base c’était plutôt le sien. Bref, une liste assez longue qui pouvait aller des plus ridicules aux plus sérieux. Oui, rien de très original là-dedans… une liste à la portée de tous les souvenirs d’enfance.
Et puis, comme tous les gosses, j’ai grandis… »


S’installer en Corée du Sud et le mariage de sa mère avec son beau père avait au moins eu le mérite de lui permettre de terminer le lycée et de démarrer des études d’infirmier. Ça c’était comme imposé pour lui, après toutes ces années passées au chevet de sa sœur. Ils ne manquaient plus de rien… au sens matériel, de quoi pouvait-il se plaindre après tout ? Il avait un toit, de quoi manger… et la possibilité d’étudier ce qui ne lui était pas tout à fait acquis en Angleterre.
C’est vrai, en contrepartie, il avait renoncé à autre chose, une vie plus normale, une vie classique mais sans doute tout à fait satisfaisante… pour lui et pour lui seul. Parce que dans cette vie plus rose, sa sœur ne recevait pas les meilleurs soins dans un hôpital. Dans cette vie, elle n’était peut-être déjà plus là. Certes, il n’aurait pas recroisé la route de son imbécile de frère… mais la rancune faisait qu’il s’en serait bien passé.
Il les avait laissé se débrouiller… il les avait abandonné… et aujourd’hui, il se vantait sans honte d’être devenu quelqu’un de mieux. De l’écoeurement, c’est ce qu’il avait ressenti ce soir-là, à ce dîner où son frère avait été convié, à le voir parler avec son beau-père de ses affaires, à le voir passer miel et pommade sur un homme simplement parce qu’il jugeait qu’il faisait partie de ceux qui avaient réussi.

Il avait quitté la table sans attendre la fin du plat. Il s’était promené au hasard des rues de Séoul pendant un temps et puis il était parti faire ce qu’il faisait désormais depuis quelques temps.
Ça pouvait semblait grotesque, étrange ou maso à certains mais pour lui c’était simplement d’une logique implacable. Gâché. C’était l’adjectif avec lequel il se définissait intérieurement. Avoir une relation, même de simples amourettes… c’était ça qui lui semblait grotesque. Alors que des relations tarifées, plus utiles… tout particulièrement quand on avait développé un goût pour les dépenses, quand on essayait de combler en quelque sorte un vide par des achats qui ne parvenaient jamais à nous satisfaire bien longtemps… oui, dans le fond, faire la pute, un peu plus ou un peu moins, ça revenait au même. Sauf que dans le cas de ce second boulot, il avait au moins le mérite de recevoir de l’argent en échange.

Le jour où son beau-père lui avait proposé une place dans son hôpital, il n’avait même pas refusé. Travailler à l’endroit où sa sœur se trouvait désormais tous les jours, à chaque instant de la journée, ça ne pouvait être qu’une bonne chose.
Oui, il le savait, il n’était pas assez con pour comprendre que son beau-père devait se réjouir de l’avoir sous la main plus facilement… mais quelle importance finalement ? Qu’il le saute ici ou ailleurs, ça ne changeait rien.
Un « je m’en foutisme », une fatalité pas si bien joués que ça quand il s’était éloigné en prenant son premier appartement ailleurs qu’à Gangnam… un besoin de souffler parfois, la recherche d’une solitude à qui il trouvait quelque chose d’amicale.

C’était un peu idiot… il le savait… être fier de son chez-soi quand on y invitait pourtant jamais personne… et pourtant, ce petit cocon qu’il s’était aménagé, cet havre dans lequel il ne passait pas tant de temps que ça… il avait réellement l’impression d’y respirer un peu. C’était un terrain neutre, un endroit où les seules choses qui pouvaient le heurter étaient ce qu’il portait en lui.


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Ahn Soo Ho
Modo Yûnicorn
Dim 16 Juin - 23:35
MY ENGLISH MAN
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heart 3 heart 3 heart 3 heart 3
OMG T'ES LÀ POUR DE VRAI ???
Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3227337552 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3227337552
J'ai beau t'attendre depuis tout ce temps mes yeux sont toujours pas ready à ta botey ptn Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3213476843 T'es si beau omg cutie Pourquoi t'es aussi beau ? omg Et tes lèvres why elles sont aussi belles ?? fucking in love

J'ai tellement hâte de me faire dépouiller par toi cutie heart 3 heart 3
Fais moi pauvre pour tes jolies petites fesses fucking in love
Fais moi connaitre le 7ème ciel avec ton accent anglais ange heart 4 heart 4 heart 4
rip

J'étais si triste sans toi  cry
Spoiler:
 

Remplis vite l'histoire que j'puisse faire un collé serré avec toi  :3
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Bref j'suis beaucoup trop contente de te voir enfin là  cutie  cutie heart 4 heart 4
DROIT À LA BANANE !!! super hero  
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Je t'ai déjà dis que t'étais bow ?? shy love heart 4 heart 4 heart 4

BREF JE T'AIME heart 4 heart 4
I LOVE YOU heart 4 heart 4 heart 4
TI AMO heart 4 heart 4
WAN WAN heart 4 heart 4
TZA KAMS heart 4 heart 4 heart 4
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Come vite m'aimer de tout corps fuhu heart 4


Oooh Baby...

... take me higher ouh ~
ANAPHORE
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Bae Sun Ri
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Dim 16 Juin - 23:36
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Viens on va donner du taff à spider-man fuhu
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Viens faire le petit thug chez sunny fuhu
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ILY D'AMOUR heart 4 heart 4 heart 4


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Im Haneul
Iceberg right ahead !!!
Dim 16 Juin - 23:36
BEST. REWELCOME FAIBLESSE yay
Bon comme tu sais ~ je vais passer beaucoup de temps à l'hôpital! J'aimerais que tu te charges de mes douches send love

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SINON T'AS UN AMI POUR LA VIE OK send keur heart 3
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THE DEVIL IS A GENTLEMAN
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Lee Hyo Min
Iceberg right ahead !!!
Lun 17 Juin - 6:44
RHABILLEZ VOUS MONSIEUR IM, MERCI !

Taemin fait toujours son effet, j'pleure, c'est si beau à vouaaaar, un british moi en plus, je t'aime déjà holalalala cry cry cry



BURN THEM ALL
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Lin Bai Xu
Iceberg right ahead !!!
Lun 17 Juin - 8:26
Marine elle est venue elle m'a fait "ouais y a le taemin de cookie blablabla" j'ai fait attends quoi ? Cookie joue Taemin ? Mais Taemin il est pris. Elle m'a fait "tiens toi bien, elle est allee demander si elle pouvait jouer son sosie" KDOJIHFGSPKOJFIHGDJ JE SUIS DCD TON CULOT JTM EPOUZ MOI PTDR
je voulais aussi le jouer du coup je peux jouer le sosie de ton sosie stp ?

Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3885491432 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3885491432 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3885491432 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3885491432 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3885491432


Citation :
Ses doigts courent sur autre chose qu'un clavier


Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street WellinformedWellmadeGoose-small


TAEMIN C BAE
COOKIE C BAE
UNE PUTE C BAE
DRAMA C BAE
SI TU VEUX ME DEVIERGER
EPOUZ MOI BG

ct mon poeme.
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Hwa Jung
Waikiki mon kiki
Lun 17 Juin - 10:18
Rebienvenue à la maison ~
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Kim Tomoya
It's home from work we go
Lun 17 Juin - 11:16
Re bienvenue à toi ^^
On pourra se trouver un lien si tu veux vu qu'il est infirmier et que Tomoya est pédiatre après ça dépendra d'où il travaille mais au pire si t'es tenté, on trouvera ^^



Nouvelle vie - Nouvelle histoire
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Kikuchi Nana
Locked in Akemi's heart
Lun 17 Juin - 11:36
Rebienvenue à toi makoto La faiblesse, en ce moment c'est incroyable x) en tout cas bon courage avec ta fiche keur


I just want you in my bed, we don't need to talk
©️crack in time
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Kwon Jayce
I believe I can fly
Lun 17 Juin - 13:32
MON ACCENT BRITISH !

Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3186102954 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3186102954 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3186102954 Bae Ji Soo || Babbel Tea in Baker Street 3186102954

Je t'aime si fort T.T
Et je suis si contente que tu sois faible !

VENS ME METTRE DES PANSEMENTS EN ME DISANT DES MOTS COMME : DEJA VU, COTE DE BOEUF fucking in love fucking in love fucking in love

Trop hâte de lire l'histoire, et je veux plein de liens èwé



Maybe I never forgave you for leaving because
- you broke my fucking heart
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Byun Andy
I believe I can fly
Lun 17 Juin - 13:39
REBIENVENUUUUUUUE heart 3
Et avec Taemin ** oh GOD heart 2 heart 2
J'adore ton prénom aussi T.T !



say my name ☩
so we can go together. Hold my hand, look into my eyes. Only for you, I can give you everything Now I’ve been born again, my mind
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